Journal (thèse)

publié le Dimanche 13 mars 2016 par
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Le 28 juin 2016 – Monsieur le Professeur,

Mon Directeur de thèse partant à la retraite n’a pas souhaité que je présente mon état des travaux pour 2015/16. Je me permets donc par la présente de vous informer de la situation générale de mon statut de doctorante qu’il ne me semble pas souhaitable pour l’heure d’abandonner. Un recensement de mes travaux sur quatre années (2012/13 à 2015/16) et un bref historique de mes activités antérieures se présentent ainsi :

- Formation : Les JD obligatoires, une dizaine de colloques, une dizaine de cours/séminaires.

- Fiches de lecture par catégories : une dizaine d’ouvrages complets / une petite centaine de chapitres.

- L’écriture de la thèse compte environ 300 pages : 25 pages (avant-propos, méthode) ; 140 p. (état de la question) ; 76 pages (A. Théopoétique) ; 80 pages (plans, notes, chapitres subséquents B, C, D). Cela n’inclut pas la « pratique musicale » qui prendra ses références sur l’anthologie d’hymnodie francophone citée ci-dessous ; les textes soumis et corrigés en 2015/16, une quarantaine de page.

Acceptée en octobre 2012 en Sciences religieuses à l’Université de Strasbourg (musicologie), la proposition d’un sujet de thèse émanait principalement de mes travaux d’édition des Cahiers Liturgiques – un lieu d’ouverture (1990-2000) sur la question de la musique dans l’Église – et plus précisément de mon anthologie d’hymnodie francophone, Les Chants du Pèlerin (Cahier No 10, 2001, 346 p.). Ce premier projet de thèse qui visait la pratique de l’hymnodie (hymnologie) ne fut jamais abordé par mon Directeur de l’époque – ce qui me laissa perplexe vu l’importance du travail. Deux années furent donc consacrées à une formation que je tentais seule de cibler, mais d’utilité cependant. La Journée Doctorale « Art et Liturgie » du 13 février 2015 basée sur le texte initial de ma dérogation clôturait cette aventure : chanter un hymne et poétiser n’étaient manifestement pas à l’ordre du jour en tant que musicienne. La reprise de mon projet passa en philosophie (début 2015) et la théopoétique en devint l’objet principal. Un second plan de thèse accompagné d’une dizaine de pages pour l’état des travaux furent acceptés par mon nouveau Directeur de thèse, en juin 2015.

La musique étant son propre objet n’existe qu’en elle-même pour sa manifestation. La théopoétique est un domaine de recherche légitime en ce sens qu’elle se prête parfaitement à l’ouverture biblique et herméneutique de la question musicale dans le cadre théologique.

Je vous prie de croire, Monsieur le professeur, à l’expression de mes sentiments respectueux et distingués.

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5 Mars – [L’accomplissement]

Ac 20, 24 :  […] pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus.

La joie signifie l’accomplissement parfait d’une régénération, la raison du pour ce quoi j’ai été créé(e) et non pour la réussite d’une chose. La joie de notre Seigneur résidait pleinement en ce quoi le Père l’avait destiné et il disait : « comme mon Père m’a envoyé, ainsi je vous envoie de même. » Ai-je reçu un ministère du Seigneur ? Si c’est le cas, je dois rester loyal(e) et ne compter ma vie comme précieuse seulement dans l’accomplissement de ce ministère. Pensez à la satisfaction d’entendre Jésus dire : « c’est bien, bon et fidèle serviteur [servante] ! » ; savoir que ce qu’il t’a été donné de faire était ce pour quoi Il t’avait envoyé(e). Trouver sa niche dans la vie, et spirituellement nous la trouvons, quand nous recevons notre ministère du Seigneur. Et pour ce faire nous cheminons et devenons les compagnons du Christ ; nous le connaissons comme Sauveur personnel. « Je lui montrerai les grandes choses dont il doit souffrir pour moi ».

« M’aimes-tu ? » alors « nourris mes agneaux ». Il n’y a aucun choix de service, seule demeure une parfaite loyauté dans ce que Dieu nous demande de faire ; loyauté de ce que vous discernez dans la proximité de votre contact avec Dieu. Si vous avez reçu du Seigneur Jésus un ministère vous saurez que le besoin ne réside jamais dans l’appel mais dans la circonstance. L’appel demeure dans la loyauté envers le ministère que vous avez reçu quand vous étiez en parfait accord avec Lui. Ceci n’implique pas qu’il faille faire campagne et que le service vous est réservé, mais que vous aurez à ignorer les demandes de service à d’autres niveaux. (Oswald Chambers, tr. jg 13.03.16)

15 décembre – [Exprimer un sujet]

2 Tm 2, 15 : Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de vérité.

Si vous ne pouvez vous exprimer sur un sujet, luttez pour y arriver. Si vous ne le faites pas, quelqu’un sera appauvri tous les jours de sa vie. Luttez pour exprimer une vérité de Dieu qui vous est impartie, et Dieu utilisera votre expression pour quelqu’un d’autre. Allez au pressoir où Dieu presse le raisin. Vous pouvez lutter expérimentalement, puis viendra un temps où l’expression deviendra un vin fortifiant pour quelqu’un d’autre ; mais si vous pensez paresseusement qu’une telle lutte n’est pas nécessaire pour vous-même et que vous emprunterez une expression chez quelqu’un d’autre, celle-ci ne deviendra plus nécessaire, ni pour vous-même, ni pour personne d’autre. Essayez de vous dire ce qu’est implicitement la vérité de Dieu, et Dieu vous donnera une chance de la passer à quelqu’un au travers de vous.

Éprouvez sans cesse votre esprit à exprimer ce qu’il accepte facilement. Notre position n’est pas nôtre sans passer par la souffrance. L’auteur qui vous est de bénéfice n’est pas celui qui vous dit quelque chose que vous ne saviez pas avant, mais celui qui donne expression à la vérité qui est logée en vous et qui lutte pour trouver son articulation. (op. cit., tr. jg, 24.12.2015.)